What's new ?

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MAY 2020: The Making of “Looking for a Dream” – Track #5

(Français)

« The Range of Light » est la conclusion de l’album, un brin d’optimisme qui célèbre la beauté. C’est lors de ses multiples randonnées du côté de la Sierra Nevada que le naturaliste John Muir trouva un nouveau nom pour les sublimes montagnes californiennes : « the range of light » (« l’étendue » ou « l’éventail » de la lumière). Plus récemment, Cheryl Strayed dans son mémoire Wild évoquait l’idée de Muir, mais en soulignant également l’importance d’un contact social avec d’autres personnes, et pas seulement la vision (individualiste ?) d’isolement dans la nature du naturaliste du 19ème siècle. Située à la l’intersection de ces deux œuvres, la chanson explore les avantages et inconvénients tant de la nature que de l’humanité. Aucun changement, aucune transition écologique ne sera possible sans une prise de conscience et une réelle collaboration entre nature et culture. La chanson est donc une tentative de réconciliation sans naïveté entre la nature et l’homme, mais aussi entre l’idéalisme et le pratique, entre le spirituel et le concret (par exemple, voir la ligne « I would be king if my prayers meant a thing, and I would burn if there were something to be learnt », traduisible par « je serais roi si mes prières signifiaient quelque chose, et je brûlerais si il y avait quelque chose à en tirer »). Un lien explicite est visible entre les refrains, qui permet d’établir la trame de la chanson. Ainsi, les « efforts de l’homme » (« man’s efforts ») sont comparés aux « œuvres du divin » ou de la nature (« God’s works »), qui constituent toutes un ensemble que nous devrions être fiers de représenter et de défendre (cfr. « I’m so honored to stand for such a sight »). Enfin, le « my truth » (« ma vérité ») final repose sur une volonté peut-être politisée d’engagement. Puisse la musique et la culture encore et toujours soutenir ce qui est juste, et nous accompagner dans nos efforts d’améliorer le quotidien de chacun. L’album est une première contribution à cet objectif, qui n’a jamais été aussi clair avec la crise sanitaire actuelle. Puisse-t-il renforcer vos efforts pour réparer notre monde, tout en continuant à rythmer, apaiser ou égayer chaque journée qui vous est donnée.


Prenez soin de vous,

D.L.
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(English)

“The Range of Light” is the album’s conclusion, which brings about some optimism and celebrates beauty. During his numerous walks in the Sierra Nevada, John Muir found a new name for the sublime Californian mountains: “the range of light”. More recently, Cheryl Strayed echoed Muir’s idea in her memoir Wild, while highlighting the importance of social interaction too, and not only Muir’s (individualistic?) view of isolation in nature. At the crossroads of these two literary works, the song explores the advantages and drawbacks of both nature and mankind. No change or ecological transition will be possible without a strong collaboration between nature and culture. As a result, the song is an attempt (without any naivety) to reconcile nature with man, but also the idealistic with the practical, and the spiritual with the concrete (hence the line “I would be king if my prayers meant a thing, and I would burn if there were something to be learnt”). There is also an explicit link between the choruses, which establish the background of the song. Therefore, “man’s efforts” are compared to “God’s works”, which both constitute a whole that is worth standing for and defending (« I’m so honored to stand for such a sight »). Then, the final « my truth » refers to a decision to commit to something greater than oneself. Indeed, I strongly believe that music and culture should always support and promote what is just, and accompany our efforts to improve everyone’s daily life. The album is my first contribution to this objective, which has never been so clear since the current coronavirus crisis began. May this album strengthen your efforts to fix our world, while it keeps on brightening up or appeasing every day that is given to us.


Take care,

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MAY 2020: The Making of “Looking for a Dream” – Track #4

(Français)

« Happening Somehow » illustre parfaitement ma collaboration avec d’autres musiciens sur l’album « Looking for a Dream ». Alors que la version solo acoustique était beaucoup plus lente, davantage mélancolique, l’expérience du groupe a transformé le morceau en un titre beaucoup plus dynamique, et avec un esprit beaucoup plus Americana / country. Si nous avions essayé de l’enregistrer avec un tempo relativement lent en studio, c’est grâce aux conseils de Philippe Corthouts que cette nouvelle dimension a été possible. « Happening Somehow » est aussi un des titres préférés du groupe, et une forme d’exutoire pour moi.

Les textes de la chanson étaient aussi, à l’origine, obscures. Lors d’une interview pour Aldora Britain Records (à paraître), on m’a demandé de quoi traitait « Happening Somehow ». J’aime toujours garder une part de mystère derrière chaque titre, afin de laisser de la place à l’interprétation de chacun. Cela étant dit, je me suis permis de répondre que la chanson explore les diverses réponses que quelqu’un pourrait donner à un passé douloureux, à un fardeau qui occupe toujours une grande ou une plus petite place dans notre esprit. Alors que certains se tournent vers la religion, d’autres voyagent en quête d’une autre identité, et le reste espère simplement que le temps fasse tout oublier. La chanson tente aussi une évolution de la résignation (d’où le titre « Happening Somehow », traduisible par « cela se passera d’une manière ou d’une autre ») vers un certain optimisme. Notre voisin n’a parfois pas plus de chance (voire moins), l’étape de résignation laisse donc entendre qu’« on fait avec ce qu’on a ». Néanmoins, une phrase avait été ajoutée plus tard, à la fin du titre : « Now you can tell her » (« maintenant tu peux lui dire »), présageant une fin plus positive, une ouverture à quelqu’un qui permet de tourner la page et d’avancer.


Prenez soin de vous,

D.L.
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(English)

“Happening Somehow” illustrates my collaboration with other musicians on the album “Looking for a Dream”. While the acoustic version of the song was much slower, and more melancholic, the band transformed the song into something much more dynamic, with an American/country vibe. At first, we tried to record the song with a slow/mid-tempo but, thanks to Philippe Corthouts, it turned out to be what it was supposed to be. “Happening Somehow” is also one of the band’s favorite songs, and a form of release for me.

The lyrics were also, at the beginning, quite obscure. During an interview with Aldora Britain Records (to be published), I was asked to tell what the song was all about. I always prefer not to tell everything so that the listener can have his/her own interpretation of the lyrics. However, I just answered that the song explores the diverse responses one may have to a painful past, to a burden he/she would have no choice but carrying. While some people try religion, others just travel all around the world in search of a new self, and the rest just hopes it disappears with time. The song also aims to display an evolution from resignation (hence the title “Happening Somehow”) to a certain kind of optimism. Our neighbors may not always have more chance than we have (in fact, they sometimes have less), resignation therefore implies that you have to deal with the cards you’ve been dealt. Nonetheless, I added a line at the end of the song which is meant to suggest a more positive ending/opening, some closure provided by the support of someone else and which may help the protagonist to move on.


Take care,

D.L.
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MAY 2020: The Making of “Looking for a Dream” – Track #3

(Français)

“Stay” est partie d’une citation écrite dans une copie de On the Road de Jack Kerouac, achetée dans un magasin de livres d’occasion à Leicester durant l’automne 2013. Voici la note manuscrite complète trouvée dans le livre :
Hey Chris,
All the best for your 24th birthday. Both of us are on the road in a different country, experiencing and living things. Stay on the track but never stop.
Lukas
“Stay on the track but never stop”
, « suis ton chemin et ne t’arrête jamais », est la phrase qui a principalement inspiré l’histoire du titre. Pourtant, l’histoire encourage le contraire, à savoir l’idée que l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Lors de l’écriture du texte, j’ai beaucoup pensé à cette tendance des jeunes de ma génération à vouloir voyager le plus possible, à découvrir les quatre coins du monde sans, comme l’écrit Aldo Leopold dans son livre A Sand County Almanac, connaître les recoins de son propre jardin. Les différents couplets soulignent tout ce que le/la protagoniste pense chercher ailleurs, loin de là où il/elle a grandi et de son entourage, et aussi surtout tout ce qu’il/elle pense laisser derrière lui/elle, c’est-à-dire ses ennuis et son passé. Cette recherche d’échappatoire est, selon moi, aussi comparable aux rêves, car elle nous permet d’ignorer ou d’oublier la réalité. « Stay » est une proposition (pas une incitation) à (re)découvrir nos racines et à ne pas trop vite abandonner ce qui pourrait nous rester de plus cher, malgré les obstacles et les difficultés qui se présentent devant nous.

Prenez soin de vous,

D.L.

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(English)

“Stay” was first based on a note found in a copy of Jack Kerouac’s On the Road I purchased in a secondhand book store in Leicester in the Fall of 2013. Here’s the complete note:
Hey Chris,
All the best for your 24th birthday. Both of us are on the road in a different country, experiencing and living things. Stay on the track but never stop.
Lukas
The phrase “Stay on the track but never stop” was the main source of inspiration for this story. Yet, the song encourages the contrary, namely the idea that grass is not always greener on the other side of the fence. When I was writing the lyrics, I thought a lot of my friends’ tendency to travel as much as they could, to see the entire world before, as Aldo Leopold writes in A Sand County Almanac, knowing your own backyard. The couplets emphasize everything the protagonist thinks that he/she will find elsewhere, far away from his home and the people he grew up with, and also everything he thinks that he will be leaving behind, namely his/her trouble and his/her past. This experience is also, I think, comparable to dreams inasmuch as these trips allow us to ignore or forget about reality, even if just for a while. “Stay” is a suggestion (not an incitement) to (re)discover our roots and not to give up on everything that we may have and value as important, in spite of all the obstacles and difficulties that we might have to face.

Take care,

D.L.

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MAY 2020: The Making of “Looking for a Dream” – Track #2

(Français)

« Walden », le premier single et le fil conducteur de l’album. Lors de mes recherches littéraires pour mon mémoire de master en 2015-2016, mes yeux se posent sur ce livre de 1854 d’Henry David Thoreau, dont j’avais déjà pu lire plusieurs passages dans le journal intime de Christopher McCandless (mentionnés dans Into the Wild de Jon Krakauer). Aux premiers abords, l’idée de base apparaît comme marginale : vivre dans les bois, isolé dans la nature, loin de la civilisation et de la technologie. Thoreau souligne pourtant les mêmes paradoxes et contradictions évoquées dans la chanson « Looking for a Dream » (voir « The Making of “Looking for a Dream” – Track #1 » ci-dessous). L’isolement n’est jamais complet, le bruit du train de la civilisation se fait rapidement entendre et perturbe la tranquillité occasionnée par le milieu naturel. La chanson « Walden » se veut dépasser cette frontière entre l’homme et la nature, et vise à surmonter les difficultés de vivre dans la société actuelle. Elle ne rejette pas la modernité ou la technologie, mais sublime quand même la simplicité (« the simple things ») et l’honnêteté (« being honest is the best I’ve ever got »), des valeurs sociétales fondamentalement importantes selon Thoreau. C’est sur cette toile de fond que furent écrits les couplets de « Walden ».

Le refrain, quant à lui, m’est venu assez naturellement et fut écrit avant le reste. Il a fait l’unanimité lorsque je l’ai joué devant des amis, devant un feu de camp. Lors d’une interview, on m’a demandé pourquoi avoir écrit la ligne « just drive to the dream you’ll never find ». Cette phrase fait référence au conflit intérieur que quelqu’un peut rencontrer lorsqu’il se rend compte qu’il peut être égoïste, naïf ou encore trop romantique de vouloir réaliser ses rêves à tout prix dans un monde malade et où tout le monde n’a pas les mêmes chances. Ce conflit devient, par ailleurs, plus explicite à la fin de la chanson, et ne se résoudra pas avant la fin de l’album.

Prenez soin de vous,

D.L.

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(English)

“Walden”, the first single and perhaps the central theme of the album. When I was doing some research for my master’s thesis in 2015-2016, Henry David Thoreau’s book caught my attention since I had already read a few passages in Christopher McCandless’s diary (mentioned in Jon Krakauer’s Into the Wild). At first sight, the idea of the book may seem marginal: living in the woods, isolated in nature, far away from civilization and technology. However, Thoreau highlights the paradoxes and contradictions to which I allude in the song “Looking for a Dream” (see “The Making of “Looking for a Dream” – Track #1 » below). Isolation is never complete, and one will rapidly hear the noise of the train of civilization which interrupts any form of tranquility that nature may provide. The song “Walden” seeks to break down the barrier between mankind and nature, and to help circumvent our society’s problems. It does not reject modernity or technology but, still, idealizes simplicity (“the simple things”) and honesty (“being honest is the best I’ve ever got”), which are fundamental societal values praised by Thoreau. It’s precisely against this backdrop that were written the couplets of “Walden”.

The chorus came to me quite naturally and was written before the other parts of the song. I once played it to my friends in front of a campfire, and they all loved it. I was once asked during an interview what the line “just drive to the dream you’ll never find” meant. This line is a reference to the inner conflict one may experience when he/she realizes that he/she may be seen as selfish, naive or even too romantic when he/she desperately seeks to make his/her dreams come true in a sick world where not everyone has the same chances. This conflict becomes even more explicit at the end of the song, and will not be resolved before the very end of the album.

Take care,

D.L.

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MAY 2020: The Making of “Looking for a Dream” – Track #1

(Français)

Je me rappelle avoir écrit la chanson « Looking for a Dream » sur mon bureau chez mes parents, en campagne condrusienne, il y a de cela presque cinq ans. C’était un soir blanc d’hiver, je venais de rentrer, il n’y avait aucun bruit, c’était presque étouffant. C’est précisément cette ambiance étouffante que j’ai voulu retranscrire dans la musique et les mots de cette chanson. Sur toile des multiples attentats et des élections américaines de 2016, avec des ingrédients thoreauviens et orwelliens, il s’agit d’une entrée violente et incisive dans la trame de l’album. Certains reconnaîtrons les voix de Donald Trump et de Jean-Pierre Pernaut, qui contribuent à la confusion du protagoniste qui cherche désespérément une place pour un rêve dans un monde dominé par la violence et l’injustice. Hélas, les scènes se répètent, le journal télévisé n’annonce rien de beau, il faudra se décoller du téléviseur, de cette machine à morosité, et chercher ailleurs. Mais où ? Même dans son sommeil, le rêve n’apparaît pas, et la chanson termine sur des contradictions orwélliennes (« war for peace or fight the terror ») qui suggèrent que cette recherche ne se terminera pas sans compromis, tout comme un rêve ne se réalise jamais sans compromis.

Prenez soin de vous,

D.L.

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(English)

I remember writing the song “Looking for a Dream” at my parents’ house in the country, around five years ago. It was a cold, snowy winter night, I’d just come home, there was no sound and it was almost oppressive. It’s precisely this sultry, oppressive atmosphere I wanted to translate in the music and lyrics of this song. Against the backdrop of the repetitive bombings as well as of the 2016 U.S. presidential election, with echoes to Thoreau’s and Orwell’s books, it’s a violent and incisive introduction to the album’s framework. Some of you will probably recognize Donald Trump’s and/or Jean-Pierre Pernant’s voices, which contribute to shaping the protagonist’s confusion, who’s desperately looking for a dream in a world dominated by violence and injustice. Sadly, it’s always the same scenes, the news does not show anything positive, and he/she will have to seek somewhere else, away from the TV set. But where exactly? Even in his/her sleep, the dream does not appear, and the song ends on an Orwellian note with contradictions (“war for peace or fight the terror”) which suggest that this search will not end without compromising, just in the same way as dreams never come true without compromising.

Take care,

D.L.

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SEPTEMBER 2019: NEW VIDEO CLIP FOR THE RANGE OF LIGHT

JUNE 2019: NEW BOOK: TECHNO-THOREAU: AESTHETICS, ECOLOGY and the CAPITALOCENE

Available here: https://www.quodlibet.it/libro/9788822903709

MAY 2019 : Looking for a Dream, official CD release !

More information and order : http://homerecords.be/

APRIL 2019 : Looking for a Dream, the concept album, now available on Spotify, Deezer and Apple Music !

Check it out on Spotify, Deezer Apple Music, and Tidal

APRIL 2019 : "Walden", the official music video out now !

APRIL 2019 : New single "Walden" out now !

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March 2019 : David lombard's new single and concept album coming soon